Le Centre québécois du droit de l’environnement déplore l’annonce du ministre de l’Environnement du Québec de repousser de trois ans l’adoption de mesures pour la protection des milieux humides et hydriques, sous prétexte d’une modernisation en profondeur de la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE).

Pour Jean-François Girard, avocat, biologiste et administrateur du CQDE: « Bien que la révision des mécanismes d’autorisation et d’autres aspects de la LQE soit souhaitable, ce report d’adopter des mesures visant la protection des milieux humides permet de prolonger une situation imparfaite. Un projet de loi pour la protection des milieux humides est sur la table depuis plusieurs années. Tout indique que ce projet de loi était prêt à être présenté incessamment. Le gouvernement faillit à ses responsabilités en reportant au-delà de son présent mandat la nécessité d’adopter une nouvelle loi ».

Selon Guy Garand, administrateur du CQDE, « Aujourd’hui, à Laval, il reste approximativement que 175 milieux humides intacts en zone blanche (50%), ce qui représente 204 ha et qui implique un déficit de 38% de la superficie qu’occupaient les milieux humides en 2004. Si rien n’est fait immédiatement, la quasi-totalité des milieux humides de la zone blanche de Laval aura disparu ou sera altérée d’ici 13 ans ».

Le CQDE exige une intervention musclée et immédiate. Il est impératif de mettre en place des mesures légales efficaces pour protéger ces écosystèmes menacés sur le territoire du Québec.

Le CQDE est un organisme sans but lucratif offrant une expertise indépendante en matière de droit de l’environnement au Québec.

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