Début - octobre 2023
Fin - indeterminée
Statut - En cours

En octobre 2023, le gouvernement annonce la construction d’une méga-usine de batteries de la multinationale suédoise Northvolt sur des terrains de Saint-Basile-le-Grand et McMasterville en Montérégie. Il s’agit, selon le gouvernement, du plus gros projet privé de l’histoire du Québec.

Enjeux

Dans ce dossier, les risques d’enjeux environnementaux sont majeurs. Sur le site visé par l’implantation de l’usine, on trouve entre autres 52 hectares de milieux humides d’intérêt, 70 hectares de terres agricoles et plusieurs espèces en situation précaire dont certaines à statut précaire qui pourraient être directement menacées par ce projet.

Au vu des enjeux environnementaux et de la forte inquiétude du public, le gouvernement aurait pu, sur recommandation du ministre de l’Environnement, assujettir ce projet à l’évaluation du BAPE. Le gouvernement et l’entreprise ont toutefois décidé d’aller de l’avant avec le développement de la méga-usine sans permettre à la population de participer à l’évaluation de ses impacts.

En janvier 2023, malgré les préoccupations publiques grandissantes, le ministre de l’environnement autorise des travaux préparatoires sur le site projeté pour l’implantation de l’usine. Des travaux visant notamment l’abattage de plusieurs milliers d’arbres et la destruction de nombreux milieux humides commencent dès lors sur le site.

À ce moment, plusieurs informations sur les impacts environnementaux du projet sont toujours manquantes. Notamment, on ignore quelles mesures de conservation et de restauration seront mises en place par Northvolt. 

Quelques mois auparavant, la destruction de milieux humides au même endroit était pourtant refusée pour un autre projet. Les experts du ministère évoquaient l’importance de ces milieux pour la région et pour la biodiversité.

Nos actions

Dès octobre 2023, le CQDE s’inquiète du manque de transparence entourant ce projet et demande au ministre de l’Environnement de recommander que le projet soit soumis à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement. Cette procédure permettrait au BAPE de se pencher sur le projet et de tenir des audiences publiques. 

Le 15 janvier 2024, suivant le début des travaux et face à un manque de transparence et de cohérence dans le dossier, le CQDE et trois citoyennes, représentés par le cabinet d’avocates Lapointe Légal, déposent une demande d’injonction devant la Cour supérieure. La demande vise à obtenir la suspension immédiate des travaux.

Le 26 janvier 2024, la Cour refuse la demande d’injonction provisoire. À la suite de ce rejet, l’entreprise Northvolt annonce dans la foulée son intention de reprendre les travaux le jour même. Alors que la nature a repris ses droits sur les terrains en question et que les impacts sur la biodiversité sont inquiétants, nous avons l’intention de continuer nos démarches pour faire la lumière sur ce projet, et nos appels pour demander une évaluation environnementale indépendante permettant la pleine participation du public.